Il faut environ 25 Mbit/s pour un flux IPTV en 4K UHD, 10 Mbit/s en Full HD et 5 Mbit/s en SD — par flux simultané. En Suisse, où l’entrée de gamme fibre dépasse largement ces valeurs, le débit descendant n’est presque jamais la cause d’une image qui saccade. La stabilité de la connexion compte bien davantage que sa vitesse.
Les chiffres, par qualité
| Qualité | Minimum | Confortable | Données par heure |
|---|---|---|---|
| SD (576p) | 3 Mbit/s | 5 Mbit/s | ~1,5 Go |
| HD (720p) | 5 Mbit/s | 8 Mbit/s | ~2,5 Go |
| Full HD (1080p) | 8 Mbit/s | 10 Mbit/s | ~4 Go |
| 4K UHD (H.264) | 20 Mbit/s | 25 Mbit/s | ~10 Go |
| 4K UHD (HEVC / H.265) | 12 Mbit/s | 15 Mbit/s | ~6 Go |
Le HEVC (H.265) réduit le débit nécessaire d’environ 40 % à qualité équivalente. Si votre appareil le prend en charge, c’est le réglage le plus rentable — surtout sur une connexion partagée entre plusieurs personnes.
Plusieurs écrans en même temps
Les besoins s’additionnent. Un foyer avec un abonnement 3 appareils qui regarde trois flux 4K simultanément a besoin d’environ 75 Mbit/s stables, en plus de ce que consomment le télétravail, les consoles et les téléphones.
En pratique, une offre fibre suisse standard absorbe cela sans difficulté. C’est surtout utile à savoir si vous êtes encore sur une ligne ADSL ou sur un partage de connexion mobile.
Pourquoi 500 Mbit/s ne garantissent rien
C’est le point le plus mal compris, et la source de la majorité des tickets d’assistance. Un test de débit mesure la vitesse maximale atteinte pendant quelques secondes, depuis l’appareil sur lequel vous le lancez. L’IPTV, elle, a besoin d’un flux régulier pendant deux heures, sur le téléviseur.
Trois facteurs comptent plus que le chiffre du test :
- La gigue (jitter). Des variations de latence provoquent des micro-coupures même à haut débit.
- La perte de paquets. Au-delà de 1 %, l’image se pixellise. Le Wi-Fi en est la cause la plus courante.
- Le trajet interne. Un répéteur Wi-Fi divise la bande passante et ajoute de la latence à chaque saut.
Concrètement : un téléviseur relié par un câble Ethernet à CHF 10 sur une ligne à 50 Mbit/s donne presque toujours une meilleure image qu’un téléviseur en Wi-Fi deux pièces plus loin sur une ligne à 1 Gbit/s.
Mesurer correctement
- Lancez le test depuis l’appareil qui lit l’IPTV, pas depuis votre téléphone.
- Faites-le aux heures où vous regardez — typiquement entre 20 h et 22 h, quand le réseau local et le quartier sont les plus chargés.
- Notez la gigue et la perte de paquets, pas seulement le débit.
- Répétez une fois en Wi-Fi et une fois en Ethernet. L’écart vous dit immédiatement où est le problème.
Si l’image saccade malgré un bon débit
Dans cet ordre :
- Reliez l’appareil en Ethernet — c’est le test qui tranche.
- Sinon, forcez le Wi-Fi 5 GHz plutôt que le 2,4 GHz.
- Réduisez la mémoire tampon dans l’application de lecture.
- Passez sur la version HEVC de la chaîne si elle existe.
- Désactivez tout VPN.
- Redémarrez la box de l’opérateur, puis l’appareil de lecture.
Les réglages propres à Swisscom, Sunrise et Salt sont détaillés dans notre guide de configuration pour les réseaux suisses.
Et la consommation de données ?
Une soirée de trois heures en 4K représente environ 30 Go, ou 18 Go en HEVC. Sans importance sur une ligne fixe suisse, qui est illimitée. À surveiller en revanche si vous regardez en partage de connexion mobile : quelques films suffisent à épuiser un forfait de données.
Vérifiez chez vous
Plutôt que de calculer, testez. L’essai gratuit de 24 heures vous dit en une soirée si votre installation tient la 4K, sur votre réseau et sur votre téléviseur. Les formules complètes sont sur la page tarifs.
